Académie d'Aikido Kobayashi Hirokazu d'Avignon

Académie autonome d'aikido Kobayashi

A l'origine de la création de l'académie, une rencontre, celle de André Cognard et Kobayashi Hirokazu Sensei (1929-1998), disciple de Ueshiba Morihei (1883-1969).

L'Académie Autonome d'Aikido Kobayashi Hirokazu (3AKH) fut créée en 1982 par André Cognard sur la proposition de Kobayashi Soshu son maître. C'est une association loi 1901 qui s'est fixée comme but de développer l'aikido selon les principes enseignés par Kobayashi Sensei. Ces principes sont le respect de l'individu, la tolérance et la bienveillance.

3AKH est une école traditionnelle qui est à l'origine de la création de nombreux Dojo en France et de plusieurs académies à l'étranger. Elle forme des enseignants qui se tiennent à votre disposition pour vous présenter leur discipline.

L'Académie Autonome d'Aikido Kobayashi fait partie de Kokusai Aikido Kenshukai Kobayashi Hirokazu Ha, une école créée au niveau international en 1998 dont la vocation est de diffuser et de développer l'Aikido de Kobayashi Soshu.

Pour des informations supplémentaires vous pouvez visiter le site de l'académie : www.3aikido.org

Kobayashi Hirokazu Sensei

La pratique de l'aikido de Kobayashi Hirokazu (1929-1998) élève du fondateur Ueshiba Morihei (1883-1969), implique une utilisation du corps qui va bien au-delà du simple contrôle de celui-ci par la volonté ou le développement de réflexes.

Le fondateur Ueshiba Morihei avait conçu ses techniques par analogie avec les mouvements de la nature, en particulier en observant l'eau. Selon sa conception du mouvement, ce dernier doit suivre une spirale d'énergie (meguri ) qui s'exprime autour du centre d'énergie vitale (seika tanden ). Il utilise les forces centrifuges et centripètes, et la vitesse qu'elles produisent pour la mise en déséquilibre de l'attaquant, associées à un système de torsion, de rotation ou d'hyperextension des articulations du corps de celui-ci qu'un déplacement d'esquive approprié à permis de saisir tout en évitant son attaque. Il développe une idée d'harmonie et d'esthétique universelle qui fait largement appel au fond de la culture japonaise (shochikubai , wabisabi ) et à une conception mystique du monde inspirée plus particulièrement par la doctrine d'Omotokyo, laquelle avait tardivement évolué vers une idéologie pacifique après bien des tribulations. La non-violence de cet aikido résidait dans le fait de ne pas s'opposer physiquement à la force de l'attaque mais de la détourner pour la conduire à un point où l'attaquant était dominé par la conjonction du savoir-faire technique, de la souplesse, de l'esprit de non résistance et de l'unité avec le monde.

Cette dernière notion renvoyait à une attitude de la conscience psychique que Ueshiba Morihei décrivit de manière assez évasive comme une capacité de s'unir avec la totalité universelle, faculté qu'il aurait développée par son entraînement et sa prière. En ce qui concerne la prière, il chantait quotidiennement les norito, faisait des ablutions purificatoires mais il incluait aussi dans sa pratique des gestes rituels tirés des pratiques d'Omotokyo et du shinto ( Misogi ). Il développa deux idées très intéressantes dans le contexte martial.

  • Le conflit est créateur.
  • La seule victoire juste, c’est celle qui ne fait pas de vaincu.

Le conflit est créateur, cela signifie qu’il n’est pas seulement le fait de l’attaquant et qu’il existe une altérité au conflit, sa résolution sans violence permettant de la définir et de l’exprimer. Ceci bien sûr nous introduit alors à la compassion pour l’autre, qui de ce fait ne peut plus être l’auteur exclusif de sa violence. D’où, l’idée de victoire sans vaincu."

image de pratique de l'aikidoportrait de kobayashi